Les symptômes anxieux sont très fréquents pendant la grossesse et dans le post-partum. La dernière Enquête Nationale Périnatale (ENP 2021) estime que plus d’une femme sur 4 souffre d’anxiété 2 mois après son accouchement ! Et pour cause, la maternité engendre de grand bouleversements à la fois physiologiques, psychiques, biologiques et sociaux.
Les liens entre anxiété et dépression sont très étroits dans la période périnatale. Parmi les femmes anxieuses, plus d’un tiers d’entre elles présente aussi une dépression du post-partum (ENP 2021).
L’anxiété se caractérise par une sensation de tension interne et de danger imminent, et modifie les pensées, les comportements et les émotions du sujet. Si, tout le monde peut ressentir de l’anxiété à un moment de sa vie, cette dernière est considérée comme pathologique lorsqu’elle a un retentissement significatif sur la qualité de vie et qu’elle entraine une souffrance. Sa particularité au cours de la période périnatale est qu’elle peut se manifester sous forme d’inquiétudes en lien avec la grossesse, l’accouchement, les capacités de maternage et parentale, ou encore les capacités d’attachement au bébé.
Même s’il n’y a pas d’impact direct de cette anxiété maternelle sur la santé du bébé, certaines études ont retrouvé que les mères anxieuses avaient plus de risque d’accoucher avant terme et avaient plus de difficultés à établir des liens d’attachement de qualité avec le bébé.
Compte tenu de leur association, on recherchera systématiquement la présence d’une dépression du post-partum et d’idées suicidaires chez les femmes présentant une anxiété.
On pourra proposer aux mères anxieuses une prise en charge psychiatrique et psychothérapeutique. L’instauration de traitements anxiolytiques, hypnotiques ou anti-dépresseurs peut également s’avérer nécessaire dans certains cas.